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Il a fallu attendre la deuxième moitié du XVIIe siècle pour qu’Étupes entre enfin dans l’histoire.

L’historien Montbéliardais Clément Duvernoy nous apporte : « dès son arrivée à Montbéliard, le duc de Wurtemberg avait songé à se faire bâtir une demeure plus riante et plus ouverte ; l’emplacement d’Étupes avait été choisi ».


Toponymie & Origines

Selon Perrenot, le mot « ÉTUPES » viendrait du latin « stuppa » qui signifie bain. Erbaton ou Herbaton, mot qui vient du patois, est le seul nom utilisé pour nommer les habitants d’Étupes. Étupes , citée pour la première fois en 1294, peut cependant revendiquer une origine gallo-romaine à partir du IIe siècle.

Les trois missions de fouilles archéologiques entreprises sur le site de la plaine de l’Allan de 1987 à 1991 seront très révélatrices. Elles confirment l’existence d’un tronçon, long de 579m de la voie romaine qui reliait Mandeure à Strasbourg, d’un établissement « industriel » gallo-romain et de deux ponts jetés sur l’Allan dans les premiers siècles de notre ère.


Démographie

Son évolution démographique, lente et régulière, est seulement troublée par quelques invasions dévastatrices et par les ravages de la peste : 65 habitants en 1652, 962 en 1946. Étupes est rattachée à la France en 1793, avec le Pays de Montbéliard.


Le château d'Étupes

Image du Château d'Étupes construit en 1770
Le Château d'Étupes construit en 1770

Construit en 1770, il était vaste mais dépourvu de toute prétention architecturale. Son bâtiment principal était entouré d’un jardin qui s’étendait sur plus de huit hectares. La cour du Prince Frédéric Eugène de Wurtemberg, regroupait la société montbéliardaise, ainsi que les hôtes princiers venus de toute l’Europe.


Abandonné dès 1792, il est vendu aux enchères publiques comme « bien national ». La convention exige sa démolition pour « effacer l’odieux symbole des tyrans et des despotes » de l’Ancien Régime. Il est rendu « en l’état de pierre » en 1801.Outre le château, deux édifices méritent d’être cités au patrimoine historique de la commune : l’église protestante reconstruite en partie en 1839, avec son clocher datant de 1781 et la maison commune, ancienne maison de berger rebâtie en 1840.


D'illustres erbatons

Images du Caporal Jules André Peugeot et du Lieutenant-Colonel Curie
Le Caporal Jules André Peugeot
Le Lieutenant-Colonel Curie

Étupes est la patrie de Jules-André Peugeot, connu sous le nom de Caporal Peugeot, premier tué de la première guerre mondiale, le 2 août 1914 à Joncherey, dans le Territoire de Belfort.

C’est aussi la ville natale du lieutenant-colonel Frédéric Curie, fondateur du réseau de résistance « Sécurité parisienne » en 1942, au sein des Sapeurs-Pompiers de Paris, puis pionnier du sauvetage par hélicoptère. Il décède le 20 décembre 1956 lors d’une démonstration en hélicoptère et repose depuis au cimetière d’Étupes . Sa tombe est surmontée d’une plaque le représentant avec son « Bell 47 G », le qualifiant ainsi de : « Combattant de la Résistance - Entraîneur d’hommes - Pionner du sauvetage aérien ».

Source : "Etupes" de Michel Wittig